Questions de journaling pour mieux se connaître

Vous ouvrez votre journal et écrivez : « Aujourd’hui, j’ai passé une drôle de journée. » C’est vrai, mais cette phrase n’explique pas grand-chose. Vous avez vaqué à vos occupations, parlé à plusieurs personnes et, en apparence, rien d’extraordinaire ne s’est produit. Pourtant, une conversation de ce matin continue de vous trotter dans la tête.
Vous pourriez poursuivre en racontant votre journée. Ou vous arrêter sur cette conversation et vous poser une question : qu’est-ce qui m’a vraiment dérangé ? Peut-être découvrirez-vous que ce n’étaient pas les paroles de votre interlocuteur, mais le moment où elles ont été prononcées. Ou que vous attendiez une autre réponse. Vous pourriez même vous rendre compte que vous ne savez toujours pas pourquoi cela vous a autant touché.
C’est là l’un des aspects les plus intéressants du journaling pour mieux se connaître : utiliser l’écriture non seulement pour raconter ce qui nous arrive, mais aussi pour explorer notre façon de penser, nos émotions et les raisons de nos comportements. Les questions nous offrent alors un point de départ lorsque nous ne savons pas très bien par où commencer.
Dans cet article, vous découvrirez les avantages d’un journal guidé par des questions, quelques conseils pour vous lancer et 10 questions de journaling pour mieux vous connaître, chacune accompagnée d’une explication et d’exemples de réponses écrites. Ce n’est ni un questionnaire à remplir ni un test censé révéler votre personnalité. C’est une invitation à observer des aspects de votre quotidien auxquels vous n’aviez peut-être jamais vraiment prêté attention.
DANS CET ARTICLE
01 · ÉCRIRE POUR MIEUX SE CONNAÎTRE
Qu’est-ce que le journaling pour mieux se connaître, et pourquoi utiliser des questions ?
Le journaling consiste simplement à écrire pour consigner ses pensées, ses expériences, ses émotions ou ses idées personnelles. Il peut ressembler au journal intime traditionnel dans lequel on raconte sa journée, mais il ne se limite pas nécessairement à relater des événements.
Lorsqu’on écrit pour mieux se connaître, le regard change légèrement. Il ne s’agit plus seulement de se souvenir de ce qui s’est passé, mais aussi de comprendre comment nous avons vécu la situation, quelle importance nous lui avons accordée et ce qu’elle peut nous apprendre sur nous-mêmes.
Imaginez, par exemple, que vous rentriez de déjeuner en famille de mauvaise humeur. Vous pouvez le noter dans votre journal pour garder une trace de votre état d’esprit. Mais vous pouvez également vous poser une question qui vous aidera à explorer un détail de ce qui s’est passé.
01
Raconter ce qui s’est passé
« Aujourd’hui, nous avons déjeuné tous ensemble. Au début, je me sentais bien, puis je me suis agacé. En rentrant, je n’avais envie de parler à personne. Je ne comprends pas pourquoi ces repas me fatiguent autant. »
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Approfondir grâce à une question
À quel moment du repas mon humeur a-t-elle changé ?
« Je crois que c’est quand on m’a de nouveau interrogé sur mon travail. J’ai répondu que rien n’avait changé et tout le monde s’est aussitôt mis à me donner des conseils. Ce qui m’a dérangé, c’est que personne ne m’a d’abord demandé si j’en avais vraiment besoin. »
Dans le second texte, la mauvaise humeur n’a pas disparu et la situation familiale n’est pas résolue. Mais un élément nouveau apparaît : le malaise de recevoir des conseils alors qu’on avait peut-être simplement besoin d’être écouté. C’est une piste à explorer si vous souhaitez poursuivre votre réflexion.
Les questions de journaling donnent une direction à l’écriture. Elles nous aident à nous concentrer sur un aspect précis de notre expérience. Certaines nous ramènent à des souvenirs ; d’autres nous invitent à examiner nos habitudes, nos relations ou les idées que nous nous faisons de nous-mêmes.
C’est particulièrement utile face à une page blanche. Une question délimite le sujet : au lieu de chercher à raconter toute votre vie, vous pouvez commencer par une conversation de mardi, une décision récente ou quelque chose que vous repoussez depuis des semaines.
Vous n’avez pas toujours besoin d’une question. Certains jours, raconter simplement ce qui s’est passé ou écrire librement correspond exactement à votre envie. Le journaling guidé par des questions ne remplace pas ces façons d’écrire : il ajoute une possibilité lorsque vous souhaitez approfondir un sujet.
02 · CE QUE VOUS POUVEZ DÉCOUVRIR
Six bienfaits du journaling guidé par des questions pour mieux se connaître
Quand on évoque les bienfaits de l’écriture d’un journal, on parle souvent de clarté, de bien-être ou de connaissance de soi. Ce sont des notions intéressantes, mais elles restent assez abstraites si on ne les relie pas à des situations concrètes.
Une question bien choisie peut nous amener à reconsidérer une décision, à nous souvenir d’une réaction incomprise ou à reconnaître ce qui nous fait plaisir. Cela ne veut pas dire que chaque réponse provoquera une révélation. Parfois, le bénéfice est beaucoup plus simple : prendre quelques minutes pour remarquer quelque chose qui nous échappe habituellement.
1. Repérer des comportements que vous répétez sans vous en rendre compte
Peut-être finissez-vous toujours par organiser les sorties de vos amis, avant de vous plaindre que personne ne propose jamais rien. Ou acceptez-vous des tâches qui ne vous reviennent pas, au point de travailler tard. Prises séparément, ces situations peuvent sembler fortuites. En écrivant à leur sujet à différents moments, vous commencez à distinguer ce qu’elles ont en commun.
Les questions invitent à observer le contexte : quand ce comportement apparaît, avec qui et ce que vous espériez obtenir en agissant ainsi. Vous découvrirez peut-être une habitude que vous aimeriez changer. Ou vous comprendrez mieux pourquoi vous la conservez.
2. Mieux comprendre vos émotions et vos réactions
Certaines émotions sont faciles à identifier sur le moment. D’autres demandent un peu de recul. Vous pouvez sortir contrarié d’une réunion en pensant qu’une personne s’est montrée désagréable. En écrivant, vous vous souviendrez peut-être qu’on vous a à peine laissé terminer une phrase, ou que vous étiez déjà préoccupé par autre chose en arrivant.
Il ne s’agit pas de chercher une explication compliquée derrière chaque émotion. Parfois, reconstituer le contexte suffit à distinguer les faits, votre interprétation et votre réaction. Cette différence peut vous aider à comprendre des situations qui vous paraissaient beaucoup plus confuses sur le moment.
3. Découvrir ce qui compte vraiment pour vous
Il est facile de dire que l’on accorde de l’importance à l’amitié, à la tranquillité ou au temps pour soi. Le plus intéressant est d’observer la place que ces choses occupent réellement dans notre quotidien.
Imaginez que vous écriviez sur un après-midi dont vous gardez un souvenir particulièrement tendre. Rien d’extraordinaire ne s’est produit : vous avez préparé le dîner avec quelqu’un, écouté de la musique et discuté sans regarder l’heure. Ce souvenir vous aidera peut-être à reconnaître un plaisir auquel vous consacrez pourtant moins de temps que vous ne le souhaiteriez.
L’inverse est également possible : découvrir qu’une activité à laquelle vous consacrez de nombreuses heures n’a plus autant d’importance qu’autrefois.
Un point à garder à l’esprit
Nous ne consacrons pas toujours notre temps à ce qui compte le plus pour nous. Le travail, l’argent, les responsabilités familiales et d’autres circonstances influencent aussi nos choix. Si quelque chose d’important pour vous n’apparaît presque jamais dans votre semaine, cela ne signifie pas forcément que vous avez fait de mauvais choix. C’est peut-être l’occasion de comprendre ce qui prend cette place.
4. Remettre en question certaines idées que vous avez sur vous-même
Nous utilisons tous des étiquettes pour nous décrire : « Je suis très timide », « Je manque de patience », « Je ne termine jamais ce que je commence ». Certaines contiennent une part de vérité, mais elles peuvent devenir trop réductrices avec le temps.
Si vous vous considérez comme peu sociable, par exemple, une question sur les moments où vous appréciez la compagnie des autres pourrait faire ressurgir des souvenirs qui ne correspondent pas tout à fait à cette définition. Peut-être n’est-ce pas rencontrer des gens qui vous déplaît, mais les grands rassemblements. Ou peut-être avez-vous besoin de connaître davantage les personnes avant de vous sentir à l’aise.
Écrire sur des expériences précises permet de réexaminer ces idées sans avoir à remplacer une étiquette par une autre. Nous pouvons découvrir que notre comportement varie selon le contexte, que nous avons changé ou que notre première description ne racontait pas toute l’histoire.
5. Mettre de l’ordre dans vos idées avant de prendre une décision
Face à une décision importante, plusieurs préoccupations se mélangent souvent. Peut-être souhaitez-vous changer de travail parce que vous êtes fatigué, tout en craignant de perdre votre stabilité. Une nouvelle opportunité vous attire, mais vous ne savez pas si c’est le poste qui vous intéresse ou si vous avez simplement besoin de quitter votre situation actuelle.
Les questions peuvent vous aider à distinguer ces différents aspects. Ce qui vous pèse est une chose, ce que vous recherchez en est une autre, et les risques que vous êtes prêt à prendre en sont encore une autre. L’écriture ne garantit pas de faire le bon choix, mais elle peut rendre plus visibles les motivations entre lesquelles vous hésitez.
6. Reconnaître des changements qui passent souvent inaperçus
Tous les changements personnels ne s’accompagnent pas d’une grande décision. Parfois, nous cessons de nous inquiéter pour des choses qui nous empêchaient autrefois de dormir. Nous apprenons à exprimer une opinion sans trop réfléchir, découvrons une nouvelle activité ou changeons notre façon d’entrer en relation avec quelqu’un.
Comme ces évolutions sont progressives, nous n’en prenons pas toujours conscience. Un journal permet de conserver de petites traces de notre manière de penser à une période donnée. En les relisant plusieurs mois plus tard, nous retrouvons une ancienne version de nos préoccupations, de nos envies ou de nos priorités.
Et nous pouvons aussi constater quelque chose de curieux : certaines situations que nous pensions provisoires nous accompagnent depuis des années et restent importantes.
EN QUELQUES MOTS
- Les questions peuvent vous aider à repérer des comportements et des habitudes récurrents.
- Écrire sur des situations précises permet de mieux observer vos émotions et vos réactions.
- Revenir sur vos expériences peut révéler ce qui compte pour vous et l’évolution de vos priorités.
- Vous pouvez remettre en question certaines idées sur vous-même et clarifier vos pensées avant de décider.
- Conserver vos réponses vous permet d’y revenir et de prendre conscience de vos changements au fil du temps.
Tous ces bienfaits ont un point commun : ils commencent par une attention portée à des expériences qui font déjà partie de votre vie. Vous n’avez pas besoin de chercher des événements extraordinaires ni de vous poser de grandes questions sur le sens de l’existence. Souvent, une petite situation suffit à remplir une page entière.
Reste à savoir comment utiliser ces questions sans transformer l’écriture en une obligation supplémentaire. Car avoir une bonne question sous les yeux et trouver les premiers mots pour y répondre sont deux choses bien différentes.
03 · AVANT LA PREMIÈRE QUESTION
Comment commencer le journaling avec des questions, sans se compliquer la vie
Imaginez que quelqu’un vous demande ce que vous devez changer dans votre vie. Vous pourriez rester longtemps sans savoir quoi répondre. La question est si vaste qu’il est difficile de trouver un point de départ. Vous penserez peut-être à votre travail, à vos relations, à votre façon d’organiser votre temps ou à quelque chose que vous ne savez pas encore expliquer.
Imaginez maintenant une autre question : « Quel moment de cette semaine aurais-je aimé vivre autrement ? » Elle reste personnelle, mais devient beaucoup plus concrète. Vous pouvez vous souvenir d’une conversation, d’un après-midi particulièrement épuisant ou d’une sortie à laquelle vous avez accepté de participer sans grand enthousiasme.
Une bonne question de journaling n’a pas besoin d’être compliquée pour être intéressante. Au contraire, plus elle évoque facilement quelque chose que vous avez vécu, plus les premiers mots viendront naturellement.
Vous n’avez pas non plus besoin de prévoir une séance particulière. Vous pouvez écrire dix minutes avant de vous coucher, profiter d’un moment calme le week-end ou ouvrir votre journal lorsqu’une question retient votre attention. Certaines personnes remplissent plusieurs pages ; d’autres trouvent assez à dire en un seul paragraphe.
01
Choisissez une question
Vous n’avez pas à commencer par la première ni à répondre à toutes. Choisissez celle qui évoque un souvenir ou éveille votre curiosité. Si aucune ne vous intéresse aujourd’hui, vous pourrez y revenir une autre fois.
02
Partez d’une scène précise
Au lieu d’essayer d’expliquer votre personnalité en général, racontez quelque chose de concret : où vous étiez, ce qui s’est passé, ce que vous avez dit ou pensé ensuite. Une toute petite scène peut offrir beaucoup de matière à écrire.
03
Laissez l’écriture suivre son cours
En écrivant, vous vous souviendrez peut-être d’un autre détail, changerez d’avis ou réaliserez que votre réponse n’est pas claire. Inutile de tout corriger ou de chercher une conclusion. Suivez ce qui suscite votre intérêt.
Gardez également ceci à l’esprit : vous écrivez pour vous. Vous n’avez pas besoin de mots recherchés, de justifier vos émotions ou de rédiger un texte destiné à impressionner un lecteur. Vous pouvez vous contredire, barrer une phrase ou commencer en avouant que vous ne savez absolument pas quoi répondre.
Si vous ne savez pas quoi écrire, essayez de commencer ainsi : « Je ne sais pas vraiment quoi répondre, mais je me souviens d’une fois où… » Racontez ensuite ce qui s’est passé sans trop vous soucier du lien avec la question. Parfois, ce lien apparaît au fil des phrases ; d’autres fois, vous aurez simplement consigné un souvenir qui mérite sa place dans votre journal.
Pour voir comment cela peut fonctionner, parcourons dix questions destinées à mieux se connaître. Chacune explore un aspect différent et s’accompagne d’une explication et de deux exemples de textes.
Ces exemples ne sont pas des réponses à reproduire. Ils mettent en scène des personnes fictives qui se souviennent de situations différentes et les racontent avec leurs propres hésitations. Ils sont là pour vous montrer plusieurs façons de commencer, pas pour vous dire ce que vous devriez découvrir sur vous-même.
04 · DIX QUESTIONS À EXPLORER
10 questions de journaling pour mieux se connaître, avec explications et exemples

Mieux se connaître ne consiste pas seulement à découvrir ce que l’on aime ou ce qui nous dérange. Cela implique aussi de reconnaître les histoires que l’on raconte sur soi, les situations où nos réactions nous surprennent et les petites décisions que l’on prend presque sans y penser.
Les questions suivantes abordent ces sujets à partir d’expériences quotidiennes. Certaines vous ramèneront à des souvenirs récents ; d’autres, à des habitudes anciennes. Vous pouvez toutes les lire avant de choisir celle à laquelle répondre ou vous arrêter dès qu’une question retient votre attention.
QUESTION 01 · LES HISTOIRES QUE NOUS RACONTONS
Quelle histoire à mon sujet est-ce que je raconte toujours de la même manière ?
Nous avons tous des histoires que nous avons racontées si souvent qu’elles viennent presque toutes seules : comment nous avons rencontré notre partenaire, pourquoi nous avons choisi un métier, ce qui s’est passé lors d’un déménagement ou pourquoi nous avons abandonné une activité que nous aimions.
Avec le temps, ces récits deviennent souvent plus courts. Nous supprimons certains détails, choisissons les moments qui expliquent le mieux ce qui s’est passé et finissons par raconter une version à peu près identique à chaque fois. Cela n’a rien de forcément problématique. Il serait épuisant de raconter vingt ans de sa vie chaque fois que quelqu’un nous demande pourquoi nous travaillons dans tel secteur.
Mais cette version résumée devient parfois l’explication que nous nous donnons aussi à nous-mêmes. Nous affirmons avoir arrêté une activité faute de temps, tout en sachant que notre enthousiasme diminuait depuis des mois. Ou nous expliquons avoir accepté un poste pour ses conditions de travail, sans mentionner notre envie de prouver quelque chose.
Pensez à une histoire personnelle que vous avez souvent répétée. Essayez de vous rappeler comment vous la raconteriez d’habitude, puis les éléments que vous laissez de côté. Il ne s’agit pas de trouver une vérité cachée, mais de voir si votre récit habituel a fini par perdre certaines nuances.
01
Exemple de réponse écrite
« Quand on me demande pourquoi j’ai quitté mon groupe de musique, je dis toujours que je n’avais plus le temps. C’est vrai que j’ai commencé à travailler le samedi et que les répétitions sont devenues compliquées. Mais je me souviens aussi que, les derniers mois, j’y allais sans beaucoup d’entrain. Les chansons m’intéressaient moins et j’avais honte de le dire, parce que les autres étaient toujours enthousiastes. C’était sûrement plus facile d’expliquer que j’avais trop de travail. Je ne sais pas si je rejouerais avec eux, même si j’avais maintenant mes après-midi de libres. »
02
Exemple de réponse écrite
« Je raconte toujours que j’ai déménagé parce que j’avais trouvé une bonne opportunité professionnelle. Et c’en était vraiment une. Mais cela faisait longtemps que j’avais envie de quitter ma ville et je n’osais pas le dire, comme si je reniais ma vie là-bas. Je me rappelle à quel point j’étais heureux de trouver un appartement, avant même de savoir si mes horaires seraient aménagés. Aujourd’hui, beaucoup de choses de cette époque me manquent. Les deux peuvent être vrais, même si je ne raconte généralement que l’histoire du travail. »
QUESTION 02 · QUAND NOUS NOUS SURPRENONS
Qu’ai-je fait récemment qui ne correspond pas à l’image que j’ai de moi ?
Nous pouvons passer des années à nous décrire avec les mêmes mots. Nous nous disons prudents, impatients, réservés, spontanés ou peu audacieux. Ces descriptions nous aident à nous reconnaître, mais n’expliquent pas toujours notre manière d’agir dans chaque situation.
Peut-être vous considérez-vous comme timide alors que, l’autre jour, vous avez discuté une demi-heure avec une personne que vous veniez de rencontrer. Ou peut-être dites-vous depuis des années aimer l’improvisation, mais avez-vous découvert lors d’un récent voyage que vous aviez besoin de bien plus d’organisation que vous ne l’imaginiez.
L’intérêt n’est pas de prouver que votre ancienne description était fausse. Nous pouvons aimer improviser à certains moments et avoir besoin de sécurité à d’autres. Notre comportement peut aussi évoluer avec les circonstances.
Cherchez une situation récente dans laquelle votre propre réaction vous a surpris. Elle peut être agréable, gênante ou simplement inattendue. Souvenez-vous de ce que vous avez fait et des raisons de votre étonnement. Parfois, nous connaissons mieux nos habitudes que notre capacité à agir autrement.
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Exemple de réponse écrite
« Vendredi, j’ai proposé de fêter mon anniversaire chez moi. Ça m’a étonné, parce que d’habitude organiser quelque chose me stresse et je préfère toujours que quelqu’un d’autre choisisse l’endroit. Mais cette fois, j’avais envie de préparer à dîner, de mettre de la musique et de réunir mes amis. Ça fait des années que je répète que je ne suis pas très sociable. Peut-être que je n’aime simplement pas les sorties trop improvisées. Il faut encore que je décide combien de personnes inviter : je n’ai pas non plus envie de me retrouver avec vingt personnes dans mon salon. »
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Exemple de réponse écrite
« J’ai toujours dit que changer de programme au dernier moment ne me dérangeait pas. Pourtant, samedi, je me suis franchement agacé quand mes amis ont décidé d’aller dans un autre restaurant. J’avais déjà regardé la carte du premier et je savais où me garer. Ça m’a contrarié de me découvrir si peu flexible. En même temps, je sortais d’une semaine difficile et j’avais envie d’une soirée simple, sans avoir à trop réfléchir. Je ne sais pas si cela m’arrive davantage ces derniers temps ou si j’étais simplement fatigué ce jour-là. »
Une remarque : lorsque vous trouvez une réponse qui contredit l’image que vous avez habituellement de vous-même, inutile de vous précipiter pour changer votre définition. Vous pouvez conserver les deux expériences. Avoir agi différemment aujourd’hui n’efface pas ce que vous avez vécu auparavant.
QUESTION 03 · CE QUE NOUS INTERPRÉTONS
Quelle question posée par quelqu’un ai-je tendance à prendre pour une critique ?
Une même question peut sonner très différemment selon la personne qui la pose, le moment choisi et les expériences que nous avons déjà vécues avec elle.
« Tu travailles encore sur ce projet ? », « Tu as réfléchi à ce que tu allais faire ? » ou « Tu es sûr que c’est une bonne idée pour toi ? » peuvent exprimer de la curiosité, de l’inquiétude, du désaccord ou de l’impatience. Mais ces questions peuvent aussi réveiller une réaction liée à nos propres doutes.
Imaginez que, depuis des semaines, vous vous demandiez si vous avancez assez vite au travail. Si quelqu’un vous demande où en est un projet, vous pourriez vous lancer dans de longues explications avant même qu’il ait terminé sa question. Peut-être cette personne remettait-elle réellement votre travail en cause. Ou peut-être voulait-elle simplement connaître l’avancement d’une tâche. La question seule ne permet pas de trancher.
Pensez à une question qui vous met sur la défensive. Rappelez-vous les mots exacts, la personne qui les a prononcés et votre première pensée. Essayez ensuite de distinguer ce que vous savez de ses intentions de ce qui relève de votre interprétation. Vous n’avez pas à excuser l’autre personne ni à écarter la possibilité d’une véritable critique.
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Exemple de réponse écrite
« Quand ma mère me demande si je mange correctement, ça m’agace énormément. J’entends presque qu’elle me dit que je ne sais pas prendre soin de moi. Dimanche, je lui ai répondu sèchement et je l’ai regretté. J’ai l’impression qu’elle me parle encore comme quand j’habitais chez elle, même si elle voulait peut-être simplement savoir comment je vais. Ce qui est curieux, c’est que si un ami me pose la même question, ça ne me dérange pas du tout. Avec ma mère, j’ai l’impression d’entendre plus que ce qu’elle dit réellement. »
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Exemple de réponse écrite
« Avant les réunions, mon responsable me demande souvent où j’en suis dans mes tâches. Dès qu’il pose la question, je commence à énumérer tout ce que j’ai fait, comme si je devais prouver que je n’ai pas perdu mon temps. Aujourd’hui, je me suis rendu compte qu’il ne demandait même pas si tout était terminé : il voulait seulement savoir ce qu’il restait à faire. C’est vrai aussi qu’il a déjà fait des remarques qui m’ont blessé. Je suppose que j’aborde ces conversations en m’attendant à ce que cela se reproduise. »
QUESTION 04 · PROFITER DU PRÉSENT
De quoi ai-je du mal à profiter parce que je pense déjà à la suite ?
Certaines personnes terminent un projet et commencent aussitôt à préparer le suivant. D’autres attendent leurs vacances pendant des semaines puis, une fois sur place, passent une bonne partie du séjour à organiser leur retour. Même un agréable repas peut devenir une pause trop courte entre deux tâches à accomplir.
Penser à l’avenir n’est pas un problème en soi. Prévoir les choses peut nous aider à nous organiser, à anticiper les difficultés et à savourer des événements qui ne sont pas encore arrivés. La question est de voir ce qui se passe lorsque cette habitude nous accompagne jusque dans les moments que nous attendions avec impatience.
Vous avez peut-être réussi un examen important et commencé à vous inquiéter du suivant avant même de fêter votre réussite. Ou attendu un concert avec enthousiasme, avant de passer la soirée à regarder l’heure parce que vous deviez vous lever tôt le lendemain.
Cette question vous invite à vous souvenir d’une expérience agréable dont vous avez eu du mal à profiter. Non pour vous reprocher de ne pas avoir été assez présent, mais pour comprendre ce qui occupait votre esprit. Parfois, ce sera une inquiétude bien réelle ; d’autres fois, une habitude si ancienne que vous ne la remarquez même plus.
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Exemple de réponse écrite
« La semaine dernière, j’ai terminé une formation que je préparais depuis des mois. Quand j’ai reçu ma note, j’étais très contente, mais ça n’a pas duré. J’ai aussitôt commencé à chercher quelle formation suivre ensuite, quels certificats obtenir et si cela suffirait pour trouver un autre emploi. Mon compagnon m’a proposé d’aller dîner dehors et j’avais toujours mon ordinateur ouvert. Ce n’est pas que je n’étais pas heureuse. Je l’étais vraiment. Mais dès que j’obtenais quelque chose, mon esprit dressait déjà la liste de tout ce qu’il me restait à faire. »
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Exemple de réponse écrite
« Samedi, je suis allé au concert que j’attendais depuis le printemps. J’ai passé un bon moment, mais pendant les premières chansons je n’arrêtais pas de penser à l’endroit où nous avions garé la voiture et au temps qu’il nous faudrait pour repartir. Ça m’agaçait, parce que j’écoutais cet album depuis des mois. J’ai fini par ranger mon téléphone dans mon sac et oublier un moment le trajet du retour. Je ne sais pas pourquoi j’ai tant de mal à remettre certaines préoccupations à plus tard. À la fin du concert, la voiture était toujours exactement là où nous l’avions laissée. »
QUESTION 05 · LE MOMENT PARFAIT
Quelle petite chose est-ce que je repousse parce que j’attends le moment parfait ?
Certaines décisions importantes méritent du temps, des informations et une préparation attentive. Mais nous remettons aussi à plus tard des choses beaucoup plus simples, faute de réunir les conditions idéales.
Nous voulons commencer une activité quand nous aurons moins de travail, inviter quelqu’un chez nous lorsque tout sera rangé ou reprendre un loisir quand nous disposerons de plusieurs heures libres. Pendant ce temps, les semaines passent et nous continuons d’imaginer à quoi devrait ressembler ce fameux début.
Parfois, les obstacles sont réels : le manque d’argent, les responsabilités familiales, les horaires compliqués ou tout simplement la fatigue. Tout ce que nous repoussons n’est pas le résultat de nos exigences. Mais il arrive aussi que les conditions attendues soient si précises qu’on peine à imaginer quand elles seront réunies.
Choisissez une chose que vous aimeriez faire mais que vous remettez à plus tard depuis un moment. Essayez de vous rappeler ce dont vous pensez avoir besoin pour commencer. Examinez ensuite les conditions véritablement indispensables et celles qui rendraient simplement l’expérience plus confortable ou agréable. Vous découvrirez peut-être un obstacle concret auquel vous n’aviez pas pensé, ou que vous préparez depuis longtemps quelque chose qui pourrait commencer bien plus simplement.
01
Exemple de réponse écrite
« Cela fait des mois que je dis vouloir inviter mes cousins à dîner. D’abord, j’attendais d’avoir fini de repeindre le salon. Ensuite, il me fallait une plus grande table, et maintenant je trouve que la terrasse est en désordre. L’autre jour, l’un d’eux m’a proposé de commander des pizzas et de s’installer n’importe où. Ça m’a fait rire : je réfléchissais à un dîner formidable sans même leur avoir demandé ce dont ils avaient envie. Nous n’avons toujours pas fixé de date, mais je complique peut-être une soirée dont le seul but était de nous retrouver. »
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Exemple de réponse écrite
« J’aimerais recommencer à dessiner. J’ai un dossier rempli de photos mises de côté pour le jour où j’aurai le temps, et j’ai même regardé des cours. Je me dis toujours que je m’y mettrai un week-end tranquille, avec une table dégagée et tout le matériel préparé. Mais le samedi, je finis par faire les courses ou partir marcher, et l’occasion passe. La semaine dernière, j’ai dessiné une plante dans un carnet en attendant un appel. Elle était franchement de travers, mais ça m’a amusé. Je n’avais même pas sorti mes bons crayons. »
Une piste pour poursuivre : après avoir répondu, relisez les conditions que vous attendez. Si certaines sont réellement nécessaires, notez-les. Sinon, imaginez ce que cela donnerait de commencer sans avoir tout préparé. Vous n’avez pas à passer à l’action immédiatement ; cette question peut simplement vous aider à comprendre pourquoi vous repoussez ce projet depuis si longtemps.
QUESTION 06 · LES EXIGENCES QUE NOUS NOUS IMPOSONS
Qu’est-ce que j’essaie de prouver alors que personne ne me l’a demandé ?
Imaginez qu’un collègue vous demande de l’aider à préparer une présentation. Il a besoin de vérifier quelques chiffres et de remettre deux diapositives en ordre. Deux heures plus tard, vous êtes toujours devant votre ordinateur, à changer les couleurs, chercher des images et peaufiner des détails que personne ne remarquera probablement.
Peut-être aimez-vous simplement le travail bien fait. Mais il se peut aussi que vous ayez fourni beaucoup plus d’efforts que nécessaire pour montrer que vous êtes responsable, compétent ou toujours digne de confiance. Personne ne vous en avait demandé autant, mais vous avez transformé une petite tâche en une sorte d’examen.
Cette situation peut se produire dans bien des circonstances : préparer un dîner pour des amis, rendre service, organiser une fête ou essayer de résoudre un problème qu’une autre personne aurait réglé beaucoup plus simplement.
Cette question ne vous invite ni à renoncer à vos efforts ni à bâcler les choses. Elle vous propose d’observer quand vous vous investissez par envie et quand apparaît le besoin de prouver quelque chose sur vous-même. Pensez à une occasion récente où vous vous êtes imposé bien plus que la situation ne semblait l’exiger. Qu’espériez-vous que les autres voient en vous ? Vous trouverez peut-être une réponse claire, ou découvrirez simplement que vous aimez soigner les détails.
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Exemple de réponse écrite
« La semaine dernière, on m’a demandé d’organiser une petite réunion de copropriété. Je devais juste trouver une date et réserver une salle, mais j’ai fini par préparer un document avec les horaires, les sujets à aborder et même une liste pour confirmer les présences. J’y ai passé tout l’après-midi. Je crois que je me suis autant investi parce que je viens d’emménager et que je voulais qu’on me trouve fiable. La réunion s’est bien passée, même si personne n’a utilisé la moitié de ce que j’avais préparé. J’aime organiser les choses, mais cette fois j’en ai peut-être un peu trop fait. »
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Exemple de réponse écrite
« Quand des amis viennent à la maison, je termine toujours épuisée. Je nettoie des pièces qu’ils n’utiliseront même pas, je prépare trop à manger et je m’inquiète pour que tout soit parfait. Samedi, une amie est arrivée en avance et m’a trouvée dans la cuisine, encore en tablier et assez nerveuse. Elle s’est mise à couper le pain et nous avons commencé à discuter. C’était l’un des moments les plus agréables de la soirée. Je me demande pourquoi je continue de penser que je dois les impressionner alors qu’ils viennent justement parce que nous sommes amis. »
QUESTION 07 · CHANGER D’AVIS
Qu’ai-je du mal à reconnaître quand quelqu’un d’autre a raison ?
Parfois, nous savons que l’autre personne a un bon argument, mais nous avons du mal à l’admettre. Nous continuons de défendre notre idée, cherchons un détail qui ne tient pas dans son raisonnement ou changeons de sujet avec un « enfin, on verra bien ».
Cela arrive dans les grandes discussions comme dans les petites. Vous insistez sur le fait qu’un itinéraire est plus rapide alors que le GPS affirme le contraire. Vous défendez un film qui commence pourtant à vous ennuyer, simplement parce que c’est vous qui l’avez recommandé. Ou vous rejetez une suggestion qui vous aurait semblé raisonnable venant de quelqu’un d’autre.
Ce n’est pas toujours une question d’orgueil. Peut-être travaillez-vous sur une idée depuis longtemps et supportez-vous mal une critique avant même d’avoir pu l’expliquer entièrement. Il est aussi possible que cette personne ait l’habitude de vous corriger d’une manière qui vous met mal à l’aise. Le ton, la relation et le moment influencent notre façon d’accueillir ce qu’on nous dit.
Souvenez-vous d’une fois où quelqu’un a exprimé une opinion différente de la vôtre et où, avec le recul, vous avez reconnu qu’il avait en partie raison. Retrouvez votre première réaction et ce qui s’est passé ensuite. Il ne s’agit pas de savoir qui a gagné la discussion, mais de comprendre pourquoi cette idée a été si difficile à entendre.
01
Exemple de réponse écrite
« Depuis des mois, mon frère me dit que nous devrions nous répartir autrement les démarches concernant nos parents. Je réponds toujours que nous sommes bien organisés, mais dimanche il m’a montré la liste de tout ce dont il s’était occupé en septembre. Il y avait pas mal de choses que j’ignorais complètement. Ça m’a contrarié, peut-être parce que j’ai eu l’impression qu’il me faisait un reproche. J’ai fini par reconnaître qu’il avait raison sur certains points. Nous n’avons pas encore décidé comment nous organiser, mais je ne peux plus prétendre que tout est parfaitement réparti. »
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Exemple de réponse écrite
« Hier, j’ai discuté avec une collègue de la façon de présenter un devis. Je voulais expliquer tous les détails avant d’afficher le montant final, tandis qu’elle préférait commencer par le résumé. J’ai beaucoup insisté, parce que je préparais ce document depuis deux jours. Ce matin, je l’ai relu et je crois que sa proposition fonctionne mieux. Ce qui est curieux, c’est que je l’aurais probablement moins mal pris si je n’avais pas moi-même travaillé sur la première version. Je vais la modifier, même si j’ai encore un peu de mal à reconnaître que son idée était plus claire. »
Une nuance importante : écouter un avis différent ne signifie pas devoir l’adopter. Vous pouvez reconnaître qu’une personne a remarqué un détail qui vous avait échappé tout en gardant une autre opinion sur le reste. Tous les désaccords n’ont pas besoin de se terminer avec un gagnant et un perdant.
QUESTION 08 · LES PROGRÈS DISCRETS
Qu’est-ce que je fais facilement aujourd’hui alors qu’autrefois cela me semblait difficile ?
La première fois que nous empruntons une route inconnue, nous faisons attention à tout. Nous surveillons les panneaux, consultons le GPS et craignons de rater la bonne sortie. Quelques mois plus tard, nous pouvons faire le même trajet tout en discutant tranquillement avec notre passager.
Il en va de même pour de nombreuses compétences quotidiennes : préparer une recette sans vérifier chaque étape, parler au téléphone dans une autre langue, effectuer une démarche administrative compliquée ou apprendre à se repérer dans une nouvelle ville. Ce qui demandait d’abord un effort finit par faire partie de notre routine.
Le problème, si l’on peut appeler cela ainsi, est que nous cessons de remarquer ce que nous savons désormais faire. Nous nous habituons si vite à nos nouvelles capacités que notre attention se porte aussitôt sur ce qui nous pose encore des difficultés.
Cette question vous propose de faire le chemin inverse. Pensez à une situation qui vous paraît aujourd’hui assez simple et rappelez-vous ce qu’elle représentait il y a quelques années, voire quelques mois. Il peut s’agir d’un savoir-faire pratique, d’une nouvelle manière d’entrer en relation ou d’une chose apprise par nécessité.
Pas besoin d’avoir accompli un exploit. Il suffit parfois de se rappeler qu’une tâche qui prenait autrefois une demi-heure ne demande plus que cinq minutes, ou qu’une situation auparavant très stressante est devenue familière.
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Exemple de réponse écrite
« Aujourd’hui, j’ai réparé la chaîne de mon vélo en moins de dix minutes. Il y a deux ans, j’aurais dû l’emmener chez le réparateur. Je me souviens de ma première tentative : j’avais les mains toutes noires, j’avais regardé trois vidéos et j’avais quand même mal remis la chaîne. Maintenant, je transporte les outils dans une petite sacoche sous la selle et ça ne me paraît même plus compliqué. C’est un détail, mais ça m’a fait sourire de réaliser que je sais faire quelque chose qui me semblait impossible avant. »
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Exemple de réponse écrite
« Ce matin, j’ai dû présenter une proposition devant six personnes. J’avais apporté mes notes, mais je les ai à peine regardées. En sortant, j’ai repensé à mon premier mois dans l’entreprise, quand j’étais nerveuse même pour poser une question en réunion. Je ne sais pas exactement quand cela a changé. Sans doute après beaucoup de discussions et quelques erreurs. Parler devant un grand groupe me met encore mal à l’aise, mais six personnes, ça ne me paraît plus énorme. »
Pour trouver une réponse : pensez à quelque chose que vous avez fait cette semaine presque sans effort. Imaginez ensuite comment vous l’auriez abordé la toute première fois. Le contraste peut vous rappeler un apprentissage qui fait aujourd’hui partie de votre vie.
QUESTION 09 · CE QUI N’EST PAS ENCORE ARRIVÉ
Quelle inquiétude est-ce que je traite comme si ce que je redoute s’était déjà produit ?
Vous avez envoyé une proposition professionnelle et vous n’avez pas encore reçu de réponse. Trois jours ont passé. Vous commencez à imaginer qu’elle n’a pas plu, que votre tarif était trop élevé ou que vous auriez dû mieux expliquer certains points. Vous préparez même mentalement ce que vous répondrez lorsqu’on vous annoncera qu’une autre personne a été choisie.
Pour l’instant, la réalité est bien plus simple : vous avez envoyé une proposition et vous n’avez reçu aucune réponse. Tout le reste n’est qu’une série de possibilités. Certaines peuvent être plausibles, surtout si vous connaissez bien la situation, mais vous ne savez pas encore ce qui se passera.
Anticiper les difficultés peut être utile. Cela nous aide à nous préparer, à mesurer les risques et à éviter les décisions précipitées. Pourtant, il nous arrive de vivre à l’avance les conséquences d’un événement qui ne s’est même pas produit. Nous nous mettons en colère à cause d’une conversation qui n’a pas encore eu lieu ou renonçons à un projet en étant persuadés qu’il échouera.
Pour répondre, pensez à une inquiétude qui vous a occupé ces derniers jours. Notez d’abord les faits dont vous êtes certain, puis ce que vous supposez pouvoir arriver. Vous trouverez peut-être de bonnes raisons de rester préoccupé. Mais vous constaterez peut-être aussi que vous tenez pour certain un dénouement sur lequel vous ne disposez encore d’aucune information.
Le but n’est pas de vous obliger à voir les choses du bon côté. Il s’agit de distinguer ce qui se passe réellement de ce que vous imaginez, afin d’accorder à chaque élément l’attention qu’il mérite.
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Exemple de réponse écrite
« Toute la semaine, j’ai pensé que je n’obtiendrais pas la mutation que j’ai demandée. Les postes disponibles n’ont pas encore été publiés et je fais déjà des projets pour rester ici une année de plus. Hier, j’ai même commencé à regarder d’autres offres d’emploi. Il est vrai qu’il y a beaucoup de candidats et que rien ne garantit que ma demande sera acceptée. Mais personne ne m’a dit non non plus. J’ai l’impression de réagir depuis plusieurs jours à une nouvelle qui n’existe pas encore. Pour l’instant, je vais préparer les documents qui me manquent : au moins, cela dépend de moi. »
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Exemple de réponse écrite
« Le mois prochain, nous avons une réunion de famille et, depuis plusieurs jours, j’imagine que nous allons encore nous disputer pour la même chose. J’ai déjà préparé ce que je répondrai si mon oncle commence à me poser des questions sur mes projets, et j’ai même envisagé de ne pas y aller. Pourtant, le dernier repas s’est plutôt bien passé. Il y a eu une dispute il y a quelques mois, mais toutes nos réunions ne se terminent pas de la même manière. Ça peut recommencer, et je préfère savoir quels commentaires je ne veux pas discuter. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi je répète mentalement depuis une semaine une conversation qui n’aura peut-être jamais lieu. »
QUESTION 10 · QUAND NOS ENVIES CHANGENT
Qu’est-ce que je ne désire plus, alors que cela me faisait autrefois tellement envie ?
Certaines envies nous accompagnent pendant des années. Nous rêvons de vivre dans une ville particulière, d’obtenir un poste, de faire un voyage ou d’apprendre une compétence que nous imaginons faire partie de notre avenir.
Avec le temps, certaines de ces envies changent. Parfois, elles disparaissent complètement ; parfois, elles se transforment. Ce qui est curieux, c’est que nous pouvons continuer à parler de certains projets comme s’ils nous passionnaient encore, simplement parce qu’ils font depuis longtemps partie de l’image que nous avons de nous-mêmes.
Imaginez que, pendant des années, vous ayez rêvé d’acheter une maison à la campagne. Vous conserviez des photos, consultiez des annonces et votre entourage parlait de ce projet comme d’une décision encore à prendre. Aujourd’hui, vous aimez vivre en ville, près de vos amis, et l’idée de passer vos week-ends à entretenir une maison vous attire beaucoup moins. Pourtant, chaque fois qu’on vous reparle de ce rêve, vous répondez que vous le réaliserez un jour.
Il n’est pas toujours facile d’admettre que nous avons changé d’avis. Parfois, nous avons investi du temps ou de l’argent dans un projet. D’autres fois, nous avons tellement partagé ce rêve avec nos proches qu’y renoncer semble demander des explications. Nous pouvons aussi éprouver de la nostalgie pour l’enthousiasme d’autrefois, même lorsque nous ne désirons plus exactement la même chose.
Cette dernière question vous invite à vous souvenir de quelque chose que vous désiriez profondément à une autre période de votre vie. Essayez de distinguer ce qui vous attirait alors, ce qui a changé depuis et ce que vous ressentez aujourd’hui à cette idée. Vous découvrirez peut-être que ce projet vous intéresse encore, mais autrement. Ou que vous continuez à poursuivre un vieux rêve davantage par fidélité à la personne que vous étiez que par envie véritable.
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Exemple de réponse écrite
« Pendant des années, j’ai rêvé d’avoir ma propre entreprise. Je m’imaginais travailler à mon compte, choisir mes horaires et faire les choses à ma façon. J’avais même préparé un petit projet et commencé à chercher des locaux. Aujourd’hui, j’ai un emploi qui me plaît assez et j’apprécie beaucoup de terminer ma journée sans avoir à penser au travail. Je continue parfois à dire que je créerai quelque chose un jour, mais je ne suis plus sûr d’en avoir envie. C’est difficile à reconnaître parce que ce rêve me passionnait. Peut-être qu’il reviendra plus tard, mais pour le moment il ne me manque pas. »
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Exemple de réponse écrite
« À vingt ans, je voulais faire un très long voyage à travers plusieurs pays. Je collectionnais des itinéraires, lisais des blogs et répétais que je partirais un jour pendant six mois. L’autre jour, j’ai retrouvé ce dossier sur mon ordinateur. J’étais heureuse de le revoir, mais j’ai aussi compris que je n’avais plus envie de partir aussi longtemps. J’aime toujours voyager, simplement d’une autre manière. Peut-être que je passerai un mois entier quelque part un jour. Je n’ai pas l’impression d’avoir renoncé au voyage de ma vie ; je crois que je ne l’imagine plus de la même façon. »
Une chose à retenir : découvrir qu’un désir a changé ne vous oblige pas à prendre une décision immédiate. Vous pouvez garder un projet en suspens le temps de voir s’il vous intéresse encore, y revenir à une autre période ou le laisser devenir un beau souvenir. Tout ce que vous avez voulu un jour ne doit pas forcément figurer dans vos projets d’aujourd’hui.
Ces dix questions abordent la connaissance de soi sous des angles différents. Certaines s’intéressent à notre comportement avec les autres ; d’autres à nos attentes, à nos habitudes ou aux façons dont nous avons évolué.
L’une vous a peut-être semblé facile, tandis qu’une autre vous a fait réfléchir. Il se peut aussi qu’un exemple vous ait rappelé une situation sans grand rapport, à première vue, avec la question. Vous pouvez tout à fait partir de ce souvenir. L’écriture personnelle n’a pas besoin de suivre un chemin précis pour être intéressante.
Et une fois vos pages écrites, une autre possibilité s’offre à vous : les relire quelque temps plus tard. Non pour corriger ce que vous pensiez alors, mais pour observer ce qui a changé et ce que vous voyez aujourd’hui autrement.
05 · APRÈS AVOIR RÉPONDU
Que faire après avoir répondu à une question de journaling ?
Vous avez choisi une question, repensé à une situation et écrit deux pages. Peut-être en ressortez-vous avec une idée plus claire de ce qui s’est passé. Ou peut-être avez-vous fini par parler de tout autre chose que le sujet auquel vous pensiez au départ.
Et maintenant ?
Vous pouvez simplement fermer votre journal et reprendre votre journée. Chaque texte n’a pas besoin d’être relu ni de déboucher sur une décision. Parfois, nous écrivons seulement parce que nous avons envie de revenir sur un souvenir, de mettre un peu d’ordre dans nos pensées ou de garder une trace de ce que nous ressentons à un moment donné.
Mais si vous tenez un journal pour mieux vous connaître, revenir sur ce que vous avez écrit peut aussi être enrichissant. Non parce qu’il faudrait dénicher un sens caché dans chaque phrase, mais parce que l’écart entre vos pensées d’hier et celles d’aujourd’hui peut révéler des détails qui vous avaient échappé.
Relire sans chercher à corriger la personne que vous étiez
Imaginez que vous retrouviez une page écrite six mois auparavant. Vous veniez de commencer un nouvel emploi et vous expliquiez combien il vous était difficile de poser des questions lorsque vous ne saviez pas faire quelque chose. Vous aviez peur de déranger vos collègues et préfériez chercher seul, même si cela vous faisait perdre beaucoup de temps.
Vous occupez maintenant ce poste depuis six mois. Vous ne savez toujours pas tout, mais vous posez vos questions plus naturellement et vous commencez même à aider de nouveaux collègues.
En relisant cette ancienne page, votre inquiétude vous paraît peut-être exagérée. Pourtant, à l’époque, elle était bien réelle. Vous n’avez pas besoin de barrer ce texte ni d’ajouter que vous aviez tort. Vous pouvez le garder comme le témoignage d’une période que vous regardez désormais avec un peu de recul.
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Ce que vous aviez écrit à l’époque
« Chaque fois que je dois poser une question au bureau, je me sens un peu bête. Aujourd’hui, j’ai passé presque une heure à essayer de résoudre un problème que Marta m’a expliqué en cinq minutes. Ça me gêne de demander sans arrêt de l’aide. Parfois, je me dis que je devrais déjà savoir faire plus de choses à ce stade. »
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Ce que vous écririez six mois plus tard
« Aujourd’hui, j’ai aidé un collègue qui vient d’arriver. Il avait une question sur le même logiciel qui me rendait fou au début. Ça m’a fait sourire de repenser à la difficulté que j’avais à demander de l’aide. Je n’aime toujours pas interrompre les autres, mais je ne passe plus une heure à chercher une solution quand je sais que quelqu’un peut me l’expliquer. »
Ces deux textes parlent d’une même personne à deux moments différents. L’un n’est ni plus juste ni plus faux que l’autre. Le second permet simplement de reconnaître un changement qui était peut-être passé inaperçu au milieu des réunions, des tâches et des journées de travail.
Répondre à nouveau à une question peut être plus intéressant qu’on ne le pense
Lorsqu’une question nous intéresse, nous avons tendance à penser qu’une fois la réponse écrite, le sujet est clos. Pourtant, certaines questions peuvent nous accompagner pendant des années, précisément parce que nos réponses évoluent.
« De quoi ai-je besoin aujourd’hui dans mes amitiés ? » peut susciter une réponse juste après un déménagement dans une autre ville, et une toute autre plusieurs années plus tard. De même, « Que voudrais-je préserver dans ma vie actuelle ? » ne signifie pas nécessairement la même chose à vingt-cinq ans qu’à cinquante.
Même si votre réponse change à peine, cela peut aussi vous apprendre quelque chose. Peut-être accordez-vous toujours autant de valeur à une habitude, gardez-vous le même attachement pour une personne ou rencontrez-vous des difficultés similaires. L’intérêt est d’observer ce qui change et ce qui demeure, pas de prouver que vous avez progressé.
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Notez la date
Indiquer la date à laquelle vous répondez à une question permet de la replacer dans une période précise. Dans quelques mois, vous vous souviendrez peut-être de ce qui se passait alors et de la raison pour laquelle ce sujet vous préoccupait tant.
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Relisez avec curiosité
Attardez-vous sur les détails que vous mentionniez, ce qui vous inquiétait et ce que vous teniez pour acquis. Inutile de juger si votre réponse était mûre, raisonnable ou pertinente.
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Répondez de nouveau, si vous en avez envie
Faites-le sans consulter constamment votre ancienne réponse. Vous pourrez ensuite comparer les deux textes et observer ce qui a changé, ce qui reste et les nouveaux détails apparus.
Vous n’êtes pas obligé de tout relire. Certaines pages peuvent être trop personnelles ou vous rappeler des moments sur lesquels vous ne souhaitez pas revenir. Vous pouvez les laisser fermées. Tenir un journal, c’est aussi décider ce que vous voulez conserver, revisiter ou simplement déposer sur le papier.
06 · CONTINUER À ÉCRIRE
Les journaux guidés : une autre manière de mieux se connaître grâce aux questions
Vous avez peut-être lu les dix questions précédentes et savez déjà laquelle vous aimeriez explorer. Vous avez peut-être même retrouvé plusieurs souvenirs et envisagez de ressortir ce carnet qui dort dans un tiroir depuis des mois.
Mais il peut aussi se produire quelque chose de très courant : aujourd’hui, vous trouvez une question intéressante, vous écrivez un moment et vous appréciez l’expérience. Demain, vous ouvrez de nouveau votre journal sans savoir par où commencer. Vous réfléchissez un peu, essayez de vous rappeler un événement de la journée, puis refermez votre carnet faute d’inspiration.
Cela ne signifie pas forcément que vous avez perdu tout intérêt. Parfois, il est simplement plus facile d’écrire lorsque quelqu’un a déjà préparé une question qui mérite d’être explorée.
C’est précisément à cela que peuvent servir les journaux guidés. Au lieu de partir systématiquement d’une page blanche, vous disposez d’une proposition pour vous accompagner. Selon le journal, il peut s’agir d’une série de questions, de réflexions, d’exercices ou d’autres contenus qui vous offrent un point de départ.
L’intérêt n’est pas qu’un journal sache ce que vous devez répondre. C’est qu’il vous propose des sujets auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé spontanément, ainsi qu’une structure pour les aborder.
Qu’apporte un journal guidé par rapport à une simple liste de questions ?
Une liste de questions est très utile lorsque vous cherchez de l’inspiration pour écrire de temps en temps. Un journal guidé peut apporter autre chose : un contexte qui aide à comprendre les questions et une expérience d’écriture qui ne repose pas uniquement sur le choix d’une phrase au hasard.
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Un point de départ déjà préparé
Vous n’avez pas besoin d’inventer chaque question. Vous pouvez consacrer votre temps à vous souvenir de situations, à réfléchir à ce que vous souhaitez raconter et à trouver votre propre manière d’y répondre.
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Des perspectives variées
Il est facile de toujours écrire sur les mêmes sujets. Un journal proposant des pistes variées peut vous ramener à des souvenirs, des habitudes ou des interrogations qui n’apparaîtraient pas spontanément dans vos pages.
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Une expérience à laquelle revenir
Vous pouvez conserver vos textes, retrouver une question qui vous a intéressé et observer comment votre réponse évolue. Rien ne vous oblige à tout terminer d’un coup ni à suivre un calendrier strict.
Pourquoi les explications et les exemples de réponses sont importants
Une question peut sembler simple jusqu’au moment où nous essayons d’y répondre. « De quoi as-tu besoin en ce moment ? » ne compte que quelques mots, mais ouvre tant de possibilités que vous ne saurez peut-être pas s’il faut parler de vos relations, de votre travail, de votre repos ou d’autre chose que vous ne parvenez pas encore à définir.
Une explication bien pensée peut vous aider à préciser votre réflexion. Elle peut vous suggérer de retrouver une situation récente, vous montrer différentes façons de comprendre la question ou attirer votre attention sur un détail qui vous avait échappé.
Les exemples de réponses ont une autre utilité. Ils montrent comment transformer une idée générale en un récit personnel. Il ne s’agit pas de fournir de bonnes réponses, mais de montrer qu’on peut commencer par quelque chose de très simple : une conversation, une décision, une habitude ou une petite contradiction.
Les dix exercices de cet article suivent exactement cette approche. Vous trouverez d’abord une question, puis une explication pour l’explorer et enfin deux réponses différentes pour imaginer comment écrire la vôtre.
Une question peut vous offrir un point de départ. Mais ce que vous écrirez ensuite, personne d’autre ne pourra le formuler à votre place.
07 · QUESTIONS COURANTES
Questions fréquentes sur le journaling pour mieux se connaître
Quand on commence à tenir un journal, certaines interrogations reviennent : combien faut-il écrire, que faire si l’on ne trouve pas de réponse, existe-t-il une meilleure manière de procéder ? Voici quelques points à clarifier avant de transformer une pratique personnelle en une série de règles.
Faut-il écrire dans son journal tous les jours pour mieux se connaître ?
Non. Vous pouvez écrire quotidiennement si cette habitude vous plaît, mais aussi deux fois par semaine ou uniquement lorsqu’une question vous intéresse. L’essentiel est de trouver un rythme adapté à votre vie. S’obliger à écrire chaque jour ne garantit ni des réflexions plus intéressantes ni une meilleure compréhension de soi.
Que faire si une question me paraît trop personnelle ou gênante ?
Vous pouvez choisir de ne pas y répondre. Vous n’avez pas à explorer tous les sujets proposés dans un journal, ni à écrire sur des expériences que vous préférez laisser de côté. Vous pouvez aussi aborder la question à partir d’une situation plus simple ou y revenir plus tard. Le fait qu’une question soit inconfortable ne vous oblige pas à lui trouver une réponse.
Puis-je répondre plusieurs fois aux mêmes questions de journaling ?
Oui. Il peut même être intéressant de revenir à une question après plusieurs semaines ou plusieurs mois. Peut-être penserez-vous à d’autres expériences, aurez-vous changé d’avis ou penserez-vous encore à peu près la même chose. Dater vos réponses vous permettra d’observer ces différences sans devoir décider laquelle représente le mieux la personne que vous êtes.
Vaut-il mieux écrire à la main ou utiliser une application ?
Tout dépend de vos préférences. Certaines personnes apprécient le carnet, le rythme de l’écriture manuscrite et le plaisir du papier. D’autres préfèrent écrire sur ordinateur ou sur téléphone, parce que c’est plus pratique et que tous leurs textes restent au même endroit. Choisissez le format qui vous donne envie d’écrire, ou combinez les deux.
08 · POUR CONCLURE
Une bonne question n’a pas forcément de réponse définitive
Au début de cet article, nous sommes partis d’une phrase assez ordinaire : « Aujourd’hui, j’ai passé une drôle de journée. » Elle aurait pu rester une simple note de plus dans un carnet. Mais en nous demandant ce qui s’était passé, des détails sont apparus : une conversation, une attente et une manière particulière d’interpréter les événements.
C’est ce que peuvent nous apporter les questions de journaling. Non pas une explication définitive sur qui nous sommes, mais la possibilité d’examiner des expériences qui, d’habitude, passent trop vite.
Certaines réponses vous surprendront. D’autres confirmeront ce que vous saviez déjà. Certaines questions vous intéresseront beaucoup, tandis que d’autres n’auront pas vraiment de sens pour vous aujourd’hui. Il est même possible que vous reveniez à l’une d’elles dans quelques mois et trouviez étrange ce que vous aviez écrit la première fois.
Pour commencer, inutile de répondre aux dix questions de l’article. Vous pouvez n’en choisir qu’une : celle qui vous a rappelé une conversation, une habitude ou quelque chose auquel vous n’aviez pas pensé depuis longtemps. Ouvrez votre journal et racontez cette situation avec vos propres mots.
Peut-être aurez-vous ensuite envie de vous poser une autre question. Ou peut-être aurez-vous suffisamment écrit pour aujourd’hui.
Journaux guidés